Le “bien commun”

Que recouvre ce qu’on appelle “le bien commun” ?

 

Le bien commun est une notion (théologique, philosophique, juridique et socio-politique) qui désigne l’idée d’un bien patrimonial partagé par les membres d’une communauté, au sens spirituel et moral du mot « bien » aussi bien qu’au sens matériel et pratique (les biens).

En Occident, la philosophie s’interroge au moins depuis Platon sur ce qui nous constitue en tant que communauté.
Le concept de bien commun figure dans la théologie chrétienne à partir de Thomas d’Aquin, au xiiie siècle, où il désigne l’inclination naturelle de la Création dans son ensemble (dont la communauté humaine) vers le Bien qui est Dieu1. Dans une perspective chrétienne, la recherche du bien commun est alors le fondement de toute organisation sociale et politique2. Cette notion est souvent utilisée pour les questions relatives à la propriété de certaines ressources et désigne la relation entre l’accès à des ressources équitablement partagées et des intérêts qui soudent les membres d’une communauté et contribuent à son existence.
Cette notion de bien commun est centrale dans l’encyclique du pape François Laudato si’ sur la sauvegarde de la maison commune. Les articles 156 à 158 y sont consacrés mais le concept traverse un grand nombre d’articles.

Pour le politologue et économiste italien Riccardo Petrella, le bien commun est ce qui fait vivre les sociétés 3. Selon l’économiste français Jean-Marie Harribey (2011)4, cette notion (qui met aussi en jeu celle de propriété) serait notamment liée à la prise de conscience progressive de l’existence d’un patrimoine commun de l’humanité.

Dans le langage courant, le bien commun a souvent un sens moins spirituel, mais correspond toujours à l’idée d’un patrimoine matériel ou immatériel de la communauté humaine (parfois élargi aux autres espèces vivantes) nécessaire à la vie, au bonheur ou à un perfectionnement collectif.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bien_commun

Recherche:

Pour la rendre “parlante”  reformule de façon synthétique différentes facettes de cette idée de bien commun.
Tu concrétiseras cette notion dans l’exposition par des exemples d’actions qui vont dans le sens du bien commun ou au contraire, qui lui portent atteinte.

Chrétien et engagé en politique

  • Philippe Lamberts, député européen, interviewé par François Brabant dans le VIF, n°9, 03-03-2017.
    « Soutenez-vous ce retour de la religion dans le débat public ? »
    En ce qui me concerne, je n’ai aucun problème à dire, y compris sur la place publique, que je suis chrétien. Je n’ai jamais brandi ma foi en étendard, mais je ne l’ai jamais mise en poche. A mes yeux, ce n’est ni un argument de vente, ni une maladie honteuse. Par contre, ce qui me hérisse, c’est l’attitude des hommes politiques qui utilisent la religion comme argument identitaire, et non comme démarche spirituelle. Si j’examine la cohérence entre le message de l’Evangile et l’action politique de ceux qui s’en réclament, j’ai vraiment envie de rigoler. Parce que souvent, c’est tout le contraire.
    « Est-il sain qu’un dignitaire religieux s’exprime dans une assemblée politique ? »
    Que ce soit le pape, le dalaï-lama ou d’autres responsables religieux, ils ne viennent pas nous donner des ordres. Ils viennent nous apporter une parole qui peut être inspirante. C’est nous les élus ! Chacun est à sa place. Mais les députés sont censés être à l’écoute de ce qui se passe dans la société, oui ou non ?

Proposition:

Pourquoi ne pas inviter Philippe Lamberts et lui demander d’expliquer en quoi sa foi chrétienne et en particulier un document comme l’encyclique du pape François Laudato si’ inspire son engagement politique ?

 

 

  • Il est impossible dans la vie chrétienne de dissocier une vie privée et une vie publique. La personne devant Dieu est un tout et on ne peut séparer la participation à la société ou à l’activité professionnelle (qui est politique !). Nous ne pouvons pas nous désintéresser du monde dans lequel nous sommes placés, et dont nous sommes responsables devant Dieu, ainsi que des hommes au milieu desquels nous vivons.                                      Jacques Ellul, historien, sociologue et théologien protestant

 

Recherche:

Trouve d’autres témoignages de personnes qui expriment un lien entre leurs convictions religieuses et leur engagement citoyen en politique, autour de la thématique de l’énergie ou plus largement de l’environnement,  (ou dans leur vie professionnelle, dans une association) à un niveau local ou à un niveau plus global.

Utilise ces témoignages dans l’exposition en montrant en quoi ils sont mobilisateurs ou démobilisateurs.

 

Les récits bibliques de la création

 

 

Genèse, chapitre 1

1Commencement de la création par Dieu du ciel et de la terre.

2La terre était déserte et vide, et la ténèbre à la surface de l’abîme ; le souffle de Dieu planait à la surface des eaux,

3et Dieu dit : « Que la lumière soit ! » Et la lumière fut.

4Dieu vit que la lumière était bonne. Dieu sépara la lumière de la ténèbre.

5Dieu appela la lumière « jour » et la ténèbre il l’appela « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour.

Lire la suite…

L’encyclique Laudato Si’ reçoit largement un accueil positif mais ne fait pas l’unanimité

Edgard MORIN, un philosophe athée de renommée internationale:

“L’encyclique Laudato Si’ est peut-être l’acte 1 d’un appel pour une nouvelle civilisation.”

Laudato Si’: les multiples oppositions de la blogosphère catholique

Lausanne, 25 juin 2015 (Apic) A lire certaines publications sur Internet, Laudato Si ne fait pas l’unanimité. Dans la blogosphère catholique, Yves Daoudal est l’un de ses plus virulents pourfendeur.

Question:

Le pape François et en particulier son encyclique Laudato Si’ qui a reçu un accueil positif très largement au-delà de l’Eglise suscite cependant certaines oppositions, y compris dans le monde catholique.

  • Quelles sont les objections que l’on peut relever dans la blogosphère catholique ?
  • Qu’en pensez-vous, au regard des différents éclairages du parcours ?

Recherche:

  •  Cette encyclique a  reçu un accueil positif, y compris en dehors des milieux chrétiens. Rendez en compte dans l’exposition.
  • Servez-vous des réactions positives et négatives qu’ont suscité la publication de cette encyclique pour alimenter votre exposition: D’un côté les réactions qui donnent envie de s’engager pour le bien commun, de l’autre, celles qui découragent un tel engagement.

 

Lettre encyclique “Laudato Si'” du pape François pour une écologie intégrale

Lettre encyclique du pape François Loué sois-tu !

Que penses-tu de ce qui est dit des jeunes dans cette première présentation de l’Encyclique Laudato Si’ ?

Voici le texte complet:

Sur la sauvegarde de la maison commune,  2016.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

Ce texte dense et prophétique pose les vraies questions, celles du sens … Cette encyclique n’est pas seulement un texte de plus sur les enjeux des changements climatiques. Il présente une réflexion globale sur notre rapport au monde qui inclut les enjeux sociaux, économiques, politiques, environnementaux. Ce texte très fouillé d’écologie « intégrale » est un appel pour une nouvelle civilisation.

 

 

Lire notamment:

  • N°25:  Le climat comme bien commun
    Problème global aux conséquences graves surtout pour les plus pauvres
    Responsabilité
  • N°26: L’urgence de mener des politiques par exemple en accroissant les sources d’énergie renouvelables
  • N°201: Appel au dialogue avec les religions, les sciences, les mouvements écologistes
  • N°222: Spiritualité chrétienne et sobriété.
    Sortir de l’obsession de la consommation
  • N°229: Responsabilité vis-à-vis des autres et du monde
  • N°231, 232: Amour civile et politique

Recherche:

Traduis quelques idées clés de cette encyclique et illustre-les dans l’exposition numérique.